Page 1

L'Australie Le Brésil La Chine Le Japon La Suisse

Les Etats-Unis Le Royaume-Uni L'Espagne L'Italie

LA RUSSIE


Les fiches techniques

Retour Liste Exposants




Russie


La dévastation de la ville de Souzdal par les troupes mongoles. (annales médiévales russes)


Ordre des Chevaliers Teutoniques
A l'origine simple communauté charitable
venant en aide aux pélerins chrétiens,
il fut réorganisé en ordre militaire vers 1192 et obtint la reconnaissance officielle du pape Innocent III en 1198.


Ivan IV Vassiliévitch, dit Ivan le Terrible


Elisabeth Ire de Russie
Yelizaveta Petrovna, dite Élisabeth la Clémente
fut impératrice de Russie de 1741 à 1762.


Tsar Nicolas II de Russie
Il fut renversé par la révolution de février 1917,
abdiqua le 2 mars 1917 et fut arrêté
par le gouvernement provisoire le 10 mars.
Emprisonné à Iekaterinbourg, il fut exécuté
avec toute sa famille le 17 juillet 1918
par un groupe de Bolcheviks sur ordre de Lénine.


Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine


Joseph Vissarionovich Djougachvili
connu sous le nom de Joseph Staline


Youri Alexeïevitch Gagarine


Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev

La Fédération de Russie est le pays le plus vaste du monde et s'étend sur deux continents : l'Europe et l'Asie.

Régime : République fédérale à régime présidentiel fort. Chef de l’Etat (élu au suffrage universel direct pour un mandat de 4 ans renouvelable une fois) : Vladimir Poutine depuis 1999, par intérim, puis élu en 2000, et réélu en 2004.



Le pouvoir législatif est représenté par l'Assemblée fédérale composée par La Douma ou, plus précisément Douma d'État, formée par 450 députés élus au suffrage universel direct pour 4 ans.
La Douma est présidée par Boris Gryzlov.

Le Conseil de la Fédération formé de 178 représentants des Sujets de la Fédération (collectivités locales).
Il est présidé par Sergueï Mironov.

Histoire de la Russie (après J.C)

862-912 : Dynastie des Princes de Novgorod et de Kiev — Création de la Rus' de Kiev, dont fait partie la Moscovie
912 - 1157 : Dynastie des Grands-Princes de Kiev
1157 - 1327
: Dynastie des Grands-Princes de Vladimir
1237 - 1242 : Les Invasions tataro-mongoles, périt 50 % de la population russe, on détruit toutes les grandes villes russes excepté Novgorod
1240 - 1480 : Jougs tataro-mongoles
1340 : le début de l'expansion polonaise à les terres occidentales russes, les Polonais s'emparent Rus' de Halych
1317 - 1547 : Dynastie des Grands-princes de Moscou
1547 - 1598 : Tsar, avec Ivan IV, dit Ivan le Terrible
1571
: Khan Devlet-Girei de Crimée avec sa horde de 12.0000 cavaliers a ruiné Moscou, s'est emparé une grande quantité d'esclaves. Les incursions des Tatars de Crimée et des hordes transvolgiennes se prolongent jusqu'au XVIIIè s
1581 : la marche du chef cosaque Yermak à la Sibérie occidentale, les Russes commencent à peupler et maîtriser la Sibérie
1598 - 1612 : Le temps des désastres, 'Smouta'
1612 : L'expulsion des envahisseurs polonais de Moscou
1613 : Tous les états élisent "tsar" Mikhaïl Romanov
1613 - 1917
: Dynastie des Romanov
1914-1918 : La Russie prend part à la Première Guerre mondiale aux côtés des Alliés
2 mars 1917 : Révolution de février
7 novembre 1917 : Révolution d'Octobre

1921 : lancement de la Nouvelle Politique Economique de Lénine ou NEP
30 décembre 1922 : création de l’Union soviétique comprenant plusieurs républiques, notamment celle de la fédération de Russie

1924 : mort de Lénine: le pouvoir est consolidé à la fin des années 20 par Joseph Staline
1928 : course massive à l’industrialisation conformément au premier plan quinquennal
1941 : entrée en Seconde Guerre Mondiale : 27 millions de Russes meurent au cours du conflit
1945 : capitulation de l’Allemagne
1949 : fondation à Washington de l’OTAN

1953 : la mort de Staline est suivie d’un assouplissement du régime autoritaire
1956 : Dans son rapport secret présenté devant le XXe Congrès du PCUS, Khrouchtchev dénonce le culte de Staline
1959 : lancement du Spoutnik 1, le premier satellite artificiel de la Terre

1961 : premier vol de l’homme dans l’espace, Youri Gagarine
1968-70 : les limites de l’économie à planification centralisée apparaissent

11 mars 1985 : membre depuis 1979 du Politburo, Mikhaïl Gorbatchev est nommé Secrétaire Général à la mort de Konstantin Tchernenko. Elu Président du præsidium du Soviet suprême en remplacement de Gromyko en 1988, Gorbatchev cumule la direction du Parti et celle de l’État. Comme aucun de ses prédécesseurs avant lui, Gorbatchev a bousculé les structures rigides de la politique soviétique. Avec la Perestroïka (restructuration) il a tenté de transformer l’Union Soviétique en un état moderne.


Mai 1985 : mesure extrêmement impopulaire contre l’abus de consommation d’alcool.
Février 1986 : le 27e Congrès du Parti adopte un nouveau programme, des réformes radicales doivent accélérer l’économie.
Avril 1986 : annonce tardive de la catastrophe de Tchernobyl.
1987 : tentative pour encourager l’investissement étranger en adoptant un décret sur les entreprises communes
1988 : Gorbatchev engage la Glasnost
(« transparence ») pour la liberté d’expression et d’information. Sur volonté expresse de Gorbatchev, libération d’Andrei Sakharov, jusque là assigné à résidence à Gorki et réhabilitation d’anciennes victimes du communisme.
1989 : fin du communisme dans les démocraties populaires satellites
1989 : retrait de l’armée russe d’Afghanistan
août 1991 : Tentative de putsch, mené par les conservateurs, pour freiner la dislocation du système.

décembre 1991 : fin de l'URSS
27 décembre 1992 : Création de la Fédération de Russie.

 

La cour de Russie et les oeufs de Fabergé

Peter Carl Fabergé

Les oeufs décorés les plus célèbres sont sans aucun doute ceux créés par le bijoutier Peter Carl Fabergé (1846-1920).
L’oeuf commandé en 1884 par Alexandre III fut le premier d’une longue série (plus de 40 au total) réalisée pour les deux derniers tsars de la Russie Impériale.
La surprise contenue dans l'oeuf 'est une tradition qui remonte au XVIème siècle, certaines sont même passées à l'histoire tant elles étaient exceptionnelles.

C'est le cas de la statuette de Cupidon renfermée dans un énorme oeuf de Pâques offert par Louis XV à Madame du Barry, du brûle-parfum trouvé en 1770 par Catherine II ou encore de la minuscule poulette cachée dans un précieux oeuf conservé à Copenhague dans les collections royales du château de Rosemborg.

C'est justement ce dernier objet en or massif qui est à l'origine des célèbres oeufs impériaux russes que l'on doit à l'imagination de Peter Carl Fabergé, orfèvre du Tsar.
En effet, une princesse danoise - Dagmar - épousa le Tsar Alexandre III, prenant le nom de Maria Feodorovna et décrivit à son mari cet objet qu'elle avait admiré plusieurs fois avec un tel enthousiasme et une telle nostalgie que celui-ci en commanda un tout à fait identique à l'orfèvre de la cour impériale.

On était en 1885 : dès lors, tous les ans à Pâques, l'artiste inventa une nouvelle merveille, de plus en sophistiquée, et l'offrit à sa souveraine.
Cette tradition plaisait beaucoup à Nicolas II qui, couronné en 1896, offrait de splendides exemplaires à sa mère et à son épouse.

On estime qu'entre 1885 et 1916, pas moins de 56 joyaux sont sortis de l'atelier magique de Fabergé.

Avec le temps, la fabuleuse collection des Romanov a été dispersée, mais on sait qu'une dizaine de ces oeufs de Fabergé sont au Kremlin, deux autres appartiennent à la reine Elizabeth II et 12 autres ont été achetés par Malcom Forbes, éditeur et écrivain américain.

Contre toute attente, la collection Forbes a été acquise par un industriel russe, Viktor Vekselberg, 45 ans, l'un des principaux propriétaires du groupe pétrolier russe TNK et président du conseil d'administration du groupe d'aluminum russe Sual, dont il est l'un des plus gros actionnaires.


œufs en porcelaine


Oeuf Bleu


Valse de l'empereur



Le premier oeuf réalisé pour les Romanov en 1885, commandé par le tsar Alexandre III pour la tsarine Maria Feodrovna,
"l'oeuf du couronnement" offert par Nicolas II à l'impératrice Alexandra pour célébrer son accès au trone en 1897



L’oeuf du quinzième anniversaire du couronnement
du tsar Nicolas II

 


«
La mer est grande, mais la conscience est encore plus grande. La conscience humaine est sans limites et tous les philosophes réunis ne peuvent la comprendre. »

Grigori Raspoutine

 


Nicolas II

 


Alexis

 


Alexandra

 


Un dessin de 1916 suggérant dénonçant l'influence
de Raspoutine sur le Tsar et la Tsarine

 


« La foi fleurit sans printemps sur les justes ».

 

 

L'assassinat de Raspoutine

Les inimitiés du clan Romanov se cristallisèrent contre lui et une conjuration aboutit à son assassinat dans la nuit du 29 au 30 décembre 1916 — 16 et 17 décembre du calendrier russe — alors qu'il était l'invité du Prince Félix Ioussoupov. Il fut empoisonné sans aucun succès puis blessé de trois coups de trois pistolets différents, dont le dernier fut probablement fatal. Enfin, il fut ligoté, enfermé dans un sac, et jeté encore vivant dans un trou de glace, où il mourut noyé dans la Neva.

Après avoir été empoisonné et abattu, Raspoutine est mort noyé.

Raspoutine avait fait une prédiction au Tsar : « Je mourrai dans des souffrances atroces. Après ma mort, mon corps n'aura point de repos. Puis tu perdras ta couronne. Toi et ton fils vous serez massacrés ainsi que toute la famille. Après le déluge terrible passera sur la Russie. Et elle tombera entre les mains du Diable. ».

Au soir du 22 mars, sur ordre du Gouvernement révolutionnaire, le corps de Raspoutine fut exhumé et brûlé, mais la légende raconte que seul le cercueil brûla: le corps de Raspoutine resta intact sous les flammes.

Comme il l'avait prédit, la famille impériale ne survécut pas à son assassinat, la révolution bolchévique obligea le tsar Nicolas II à abdiquer, puis toute la famille fut massacrée dans les caves de la villa Ipatiev, à Iekaterinbourg dans la soirée du 14 juillet 1918.

 


Le Prince Youssoupoff

Grigori Efimovitch

Si l'on devait citer un personnage dans l'histoire au pouvoir de fascination indéniable et qui se confond le plus avec sa légende, Raspoutine serait certainement nommé en premier. Dostoïevski aurait dit de lui qu'il est l'homme qui s'empare de votre âme et de votre volonté et qui les fait siennes.

Portrait

Fils d'un maquignon, Grigori Efinovitch naquit le 10 janvier 1869 dans les steppes glacés de la lointaine bourgade de Pokrovskoïe en Sibérie occidentale. Sa jeunesse fut marqué par le dur travail de paysan mais aussi par de nombreuse scandales qui lui valurent le surnom de Raspoutine c'est à dire en argot le paillard, le fornicateur.

En 1887, à l'âge de 19 ans, il épouse une jeune paysanne du voisinage, Praskovja Doubrovina, qui lui donnera cinq enfants : Mikhail et Georguij décèdent prématurément, Dimitri né en 1895, Matrona en 1898 et Varvara en 1900. Il aimait véritablement sa femme, et malgré de multiples incartades sexuelles, il reviendra toujours auprès d'elle.

Un jour, en 1894, alors qu'il travaillait dans les champs il eut la vision, d'une vierge lumineuse. L'ermite Makari, à qui il en parle, lui conseille alors de s'investir plus dans la religion orthodoxe et de se rendre au Mont Athos, en Grèce, ce qui signifie un long voyage à pied de plus de 3 000 km. Il décide cependant de s'y rendre et quitte sa femme pour un voyage qui va durer plus de dix mois; mais le Mont Athos et ses moines le décevront. Sur la route du retour il fait halte dans de nombreux monastères.

Raspoutine en tira la conclusion qu'il avait été choisi par le Seigneur et qu'il se devait d'errer pour répandre la bonne parole. L'époque se prêtait à cette sorte de mysticisme typiquement Russe où des hommes de tout âges quittaient familles et terres pour partir vers l'inconnu pour prêcher la bonne parole.

Il effectue de nombreux pèlerinages, particulièrement à Kazan et à Kiev, et les gens commencent à venir de toute la région pour écouter ses prêches. Le clergé orthodoxe s'inquiète de son succès, mais ne peut rien trouver à y redire. De plus en plus de fidèles viennent à ses réunions, amenant des malades sur lesquels il exerce un réel talent de « guérisseur ». Sa réputation s'étend mais en même temps il continue une vie de débauche, de buveur, de bagarreur, de séducteur, et même de voleur.

De succès en succès, la renommée de Raspoutine le faiseur de miracles grandit, jusqu'à parvenir aux plus hautes autorités ecclésiastiques qui lui conseillent de se rendre à Saint Petersbourg.

Il arrive au printemps 1904 dans la capitale des Tsars, Saint-Pétersbourg. Son but était de rencontrer le tsar et la tsarine qui étaient trop occidentalisés à ses yeux; et voulait les initier à la véritable âme russe.

Conquis par Raspoutine, l'évêque le prit sous sa protection et le présenta au patriarche Théophane, confesseur de la tsarine Alexandra Fedorovna, au père Jean de Kronstadt, et à l'évêque Hermogène de Saratov. Il furent tous stupéfiés par la ferveur religieuse de Raspoutine et par son talent de prédicateur. Ils le bénirent, le considérèrent comme un staretz, même comme un « envoyé de Dieu », et l'introduisirent auprès de la grande-duchesse Militza et de sa sœur la grande-duchesse Anastasia.

La Famille Impériale

La tsarine, dont la piété était excessive et, qui attirait autour d'elle de nombreux mystiques, fut séduite par la simplicité de Raspoutine, d'autant plus qu'un ancien prédicateur français, qui lui avait annoncé quelques années auparavant la naissance de son fils Alexis, lui avait aussi annoncé la venue d'un autre grand prédicateur qu'il avait nommé « Notre Ami ».

Par l'intercession de la grande-duchesse Militza et de sa sœur, la grande-duchesse Anastasia, le « staretz » est présenté à la famille impériale au grand complet, le 1er novembre 1905, où il offre à chacun de ses hôtes des icônes. Le jeune tsarévitch Alexis souffrant d'hémophilie, Raspoutine demanda à être conduit au chevet du jeune malade, lui imposa les mains, et parvint à enrayer la crise et à le soulager.

Le tsar et la tsarine furent séduit par les dons de guérisons de cet humble moujik qui semblait aussi avoir celui de prophétie. La tsarine Alexandra se convainquit de ce que Raspoutine était un messager de Dieu, qu'il représentait l'union du tsar, de l'Église et du peuple et qu'il avait la capacité d'aider son fils par ses dons de guérisseur et par sa prière.

À partir de ce moment là, il devint familier de Tsarskoié Sélo, la résidence impériale, et fut chargé de veiller sur la santé des membres de la famille impériale, ce qui lui donnera des entrées permanentes au palais. Il sera reçu officiellement à la Cour. Cependant, malgré la pleine confiance du tsar, il se rendit vite très impopulaire auprès de la Cour et du peuple et fut vite considéré comme leur « mauvais ange ». Il était à la fois aimé, détesté et redouté.

Il continuait toujours à mener une vie dissolue, de beuveries et de débauches, et il conservait ses cheveux graisseux et sa barbe emmêlée.

La tsarine est sous son influence, il est l'homme qui a sauvé son enfant et elle chasse impitoyablement toute personne qui se permet une critique à l'égard du Staretz. Chose plus grave, elle le tient au courant des affaires d’état.

La grande guerre

Raspoutine et ses alliés de la paix freinaient la marche de la Russie vers la guerre. Lorsque, le 28 juin 1914, l'archiduc héritier du trône d'Autriche-Hongrie est assassiné à Sarajevo par un anarchiste, la guerre semble devenir inévitable, d'autant plus que le lendemain, 29 juin, Raspoutine est lui-même poignardé par une mendiante, Jina Guseva, ancienne prostituée, au sortir de l'église de son village sibérien.

Après cet attentat et son rétablissement, l'importance de Raspoutine devint primordiale et son influence s'exerçait dans tous les domaines; il intervenait dans les carrières des généraux, des métropolites et même dans la nomination des ministres, mais la peur l'avait envahi.

Le 1er août l'Allemagne déclare la guerre à la Russie. Le patriotisme russe s'exalte — surtout en raison des premiers succès — et Raspoutine voit sa faveur nettement diminuer. Mais la situation militaire se détériore rapidement.

Il se crée alors de plus en plus d'ennemis, en particulier chez les politiques, les militaires et dans le clergé orthodoxe qui, au début, l'avait pourtant bien reçu mais que son inconduite révolte. Les pires calomnies vont alors se répandre en même temps que la guerre tourne au désastre.

En 1916, à la « Douma », la tsarine et Raspoutine sont ouvertement critiqués et accusés — la tsarine étant d'origine allemande — de faire le jeu de l'ennemi.

Réagissez à cet article sur votre forum ...

Fabienne Fiorito

Suite >>
 
 
 

Sites recommandés

www.heresie.com/raspoutine/

ancre.chez-alice.fr/raspoutine/raspoutine.htm