Page 2

L'Australie Le Brésil La Suisse La Chine

Les Etats-Unis Le Royaume-Uni L'Espagne L'Italie

LE JAPON
Asie


Les fiches techniques

Retour Liste Exposants || << Retour Page Précédente

Ikebana

Le mot Ikebana vient de hikeru, faire vivre, et de bana ou hana, fleur. On pourrait le traduire par "faire vivre les fleurs", "amener les fleurs à la vie" L'Ikebana, art floral japonais, est un art millénaire dans lequel la disposition des éléments du bouquet est réglée par une symbolique héritée des offrandes de fleurs faites au Bouddha depuis le VIIème siècle.

Le Japon a reçu l'art floral de la Chine au début du VIIème siècle.

La dynastie Tang rayonnait alors sur tout le monde oriental et les ambassadeurs japonais ramenèrent avec le bouddhisme la coutume des offrandes florales - kuge - aux autels bouddhiques et aux stupa.

Un nom émerge, celui de l'ambassadeur Ono no Imoko, qui devint le prêtre Senmu et fut le premier au Japon à codifier l'art floral en préférant à l'exubérance confucéenne, la sobriété bouddhiste et la rigueur classique du principe trinitaire que l'on retrouve encore aujourd'hui dans beaucoup de bouquets japonais.
Il précisa en effet que les offrandes de fleurs au Bouddha doivent comporter trois fleurs : une haute et deux plus basses.

Nous avons là l'origine du premier bouquet vertical, nommé tatebana, qui donna plus tard le rikka et le shôka. Toutefois Senmu disposait aussi les fleurs d'une autre manière : en les amoncelant dans un plat ou un panier.

Ce deuxième arrangement constitua le prototype de ce qui deviendra le moribana.

L'art floral, réservé jusque là aux hommes, fut appris par les femmes avec la musique et le cérémonial du thé.

 


 

Les maîtres du thé

C'est un prêtre zen, Murata Shuko (1422-1502), attaché à la cour du Shogun, qui instaure dans la cérémonie du thé le raffinement, la rigueur et la modestie propres à sa philosophie.

Délaissant la salle d'apparat, il se construit un petit pavillon (le soan, la " maison des pauvres ") dans le fond d'un jardin où il prépare et sert lui-même le thé vert en poudre, le matcha, en utilisant des ustensiles rustiques.

Takeno Jô-o (1502-1555), devenu à son tour grand maître du thé, accentue l'esprit zen et la rigueur du cérémonial.

Son disciple, Sen Rikyu (1522-1591), définit le code du Chado, la " voie du thé " par deux types de cérémonies :

la traditionnelle, le " thé des seigneurs ",
la nouvelle, le Wabi, la " satisfaction dans la pauvreté ".

Comme Rikyu résiste aux pressions des seigneurs qui désirent des cérémonies fastueuses, on l'oblige à se faire hara-kiri.
Mais son fils Sotan prend la relève et ses trois petits-fils fondent les trois grandes écoles de cérémonie du thé qui existent aujourd'hui : Urasenke, Omotesenke et Mushanokojisenke.

Encore de nos jours, Rikyu est considéré comme le plus grand maître du thé de tous les temps.

En 1868, le Japon met fin au règne féodal des shoguns au profit de celui de l'Empereur. La cérémonie du thé d'apparat, qui a toujours existé en parallèle avec le Chado, devient trop associée à l'ancien régime et est abandonnée.

De nos jours, lorsqu'on pense à la cérémonie japonaise du thé , c'est à l'austérité et à la simplicité du Wabi qu'on l'associe. Par ailleurs, ce n'est qu'au 19e siècle, à la période de forte occidentalisation du Japon, que la Voie du thé, le Cha no yu (qui signifie littéralement " eau chaude pour le thé "), est enseignée aux femmes:
Cha no yu

Le Chado (la voie du thé) est conçu comme un véritable mode de vie pour découvrir la vraie beauté des choses.

La cérémonie est à la fois extrêmement codée et très simple. Il existe certaines variantes, selon les écoles, mais elles sont subtiles. Suivant le type de cérémonie, le rituel durera de 45 minutes à 4 heures.

La voie du thé Un art de vivre

La ligne de conduite la plus importante à respecter dans le Chado est contenue dans sept règles qui sont transmises par les écoles de cérémonie du thé.

La Voie du thé n'est pas qu'un art ou un divertissement, c'est une façon de vivre, avec ses valeurs, son éthique et sa morale.

Un des fondements de la Voie du thé, le concept du Wabi est caractérisé par un état d'esprit basé sur ce moment ultime où le yin (la condition négative des choses, qui en exprime la fin) se confond au yan (l'état positif qui exprime le commencement) pour former une unité et définir un critère esthétique qui peut être traduit comme étant une " simplicité rustique ".

Avec ce concept, l'adepte pourra atteindre la paix intérieure et en servant le thé, il pourra ainsi la répandre.

Les sept règles :

1. "Fais un délicieux bol de thé" signifie que non seulement le thé doit être de bonne qualité et bien préparé mais surtout qu'il doit être réalisé selon les quatre grands principes : Wa, l'harmonie, Kei, le respect, Sei, la pureté et Jaku, la tranquillité.

2. "Dispose le charbon de bois de façon à chauffer l'eau" signale le degré d'accomplissement de l'hôte, la compétence et la sincérité qu'il met à son travail.

3. "Arrange les fleurs comme elles sont dans les champs" veut dire que l'hôte doit choisir avec soin les fleurs et qu'il doit les disposer de façon à faire ressortir toute leur vie et leur beauté.

4. "Devance en chaque chose le temps" démontre que tout doit être planifié avec soin.

5. "En été, évoque la fraîcheur, en hiver, la chaleur" vise une atmosphère à atteindre. Cette atmosphère sera suggérée par le choix du rouleau suspendu, par la décoration des porcelaines utilisées et par la sélection des fleurs.

6. "Prépare-toi à la pluie" signifie de ne jamais rien négliger dans les préparatifs et qu'il faut pouvoir s'adapter à toutes les circonstances.

7. "Accorde à chacun de tes invités la plus grande attention" enseigne que tant l'hôte que l'invité se doivent d'agir avec les plus grands égards l'un envers l'autre. En agissant de concert, ils ne font plus qu'un, dans une parfaite harmonie. L'hôte prépare et sert le thé avec toute son âme, l'invité doit le recevoir de la même façon, avec délicatesse, simplicité, respect.

 

 


 

 


Wa Kei Sei Jaku

 


Chashitsu


Bol à thé: chawan


Pot à thé: natsume ou cha-ire


Fouet: chasen


Bouilloire: kama

 

Samouraï est un terme usuel pour désigner un soldat japonais issu des maisons guerrières dans le Japon féodal.

Samouraï — également écrit samurai en romaji — s'écrit avec le kanji, dérivé du verbe saburau qui signifie « servir » ; la vie du samuraï est en effet entièrement tournée vers le service, devant totale obéissance à son seigneur.

Un samouraï n'ayant pas de rattachement à un clan ou à un daimyo (seigneur féodal) était appelé un ronin.

Un samouraï qui était un vassal direct du shogun était appelé hatamoto.

Cependant, tous les soldats n'étaient pas samouraï, ceux-ci étant en quelque sorte des équivalents des chevaliers européens, étant des nobles. Les autres guerriers étaient généralement des paysans, et formaient le fer de lance des armées, on les nomme ashigaru.

C’est au 17e siècle que le samouraï Taïra Shigésuké a rédigé un code d’honneur du samouraï comprenant 47 principes à respecter. Cependant, c’est au 20e siècle que l’on publia l’ouvrage le plus respecté à titre de code de conduite morale du samouraï, le Hagakure, écrit autour de 1712 par le guerrier Jocho Yamamoto. Ce que l’on appelle la voie du guerrier (Bushidô) ou le traditionnel suicide (Seppuku) pour racheter l’honneur perdu sont des enseignements essentiels dans la pratique du samouraï.

L’armure du samouraï se composait d’un assemblage de plaques reliées par des lanières de cuir et d’un plastron qui protégeait le corps des assauts adverses. Le guerrier arborait deux sabres : un plus petit, le Wakizashi (lequel servait bien souvent à s’enlever la vie pour échapper au déshonneur lors d’un combat) et un plus long, le Katana, cette épée mythique que les légendes japonaises considèrent comme étant l’âme du samouraï.

Le samouraï a utilisé diverses armes.

Le Bushidô a enseigné que l'âme du samouraï est dans le katana qu'il porte.

Quand un enfant avait atteint l'âge de 13 ans, il pouvait obtenir un wakizashi et un nom d'adulte lors d'une cérémonie appelée "Genpuku".

Lors cette cérémonie, il devenait samouraï.

Il obtenait aussi le droit à porter un katana, mais l'épée était normallement fermée avec de la ficelle pour prévenir les accidents.

Un katana et un wakizashi ensemble sont appelés un daisho (littéralement : "grand et petit").

Le wakizashi était "la lame d'honneur" d'un samouraï et il ne quittait jamais son côté.

Le samouraï dormait avec sous son oreiller et l'emmenait avec lui quand il entrait dans une maison et devait laisser ses armes principales dehors.

Le tanto était un petit poignard, et il était porté quelque fois à la place du wakizashi dans un daisho.

Il était utilisé quand un samuraï devait faire seppuku ou hara-kiri (suicide).

Réagissez à cet article sur votre forum ...

Fabienne Fiorito

 
 

Sites recommandés :

www.gms.lu/~fr_jap/chanoyu.htm

En savoir plus sur le Japon :

fr.wikipedia.org/