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Soupes Froides

Churros
Paella valenciana

Les
Canaries

Sauce Mojo
La
Galice
La
Galice doit son nom aux anciens Gallaeci, un peuple celte implanté
dans cette région (jusqu'au fleuve Douro) vers le VIe siècle ou
Ve siècle avant l'ère chrétienne ; ce sont les mêmes Celtes qui
auraient peuplé la Bretagne et
la Galice





Vieiras
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Saveurs
d'Espagne
Depuis
l'antiquité, les soupes froides ont toujours été considérées
comme un élément hydratant particulièrement important sur les terres
espagnoles, apportant à l'organisme un sérum salin doublé d'ingrédients
aux propriétés antiseptiques comme l'ail, le vinaigre de vin et
le sel lui-même. Dans l'Hispanie romaine, on faisait une forte consommation
de lait d'amandes. Celles-ci étaient pilées dans un mortier avec
de l'ail et du sel, délayées dans de l'eau puis agrémentées d'huile
d'olive vierge et de morceaux de pain.
La
cuisine espagnole a rendu célèbre le gaspacho, soupe froide
nationale connue dans le monde entier. C'est un symbole de la douceur
de vivre espagnole, de la lumière et de la couleur de ce pays, à
la fois pratique, imaginativeset très efficace c'est ce que les
espagnols préfèrent pour combattre la chaleur.
Le
gaspacho est un plat traditionnel, classique et essentiellement
naturel, puisqu'il ne fait appel qu'à des ingrédients frais et crus.
Les tomates doivent être mûres et donc rouges et savoureuses.
Les
seuls assaisonnements nécessaires pour les gaspachos sont l'huile
d'olive, si possible espagnole et vierge extra, un très bon vinaigre
de vin, l'idéal étant un vinaigre de xérès, de l'ail de qualité,
du sel de mer et dans certaines variantes régionales, éventuellement
du cumin moulu, mais rien d'autre ni rien de moins.
Le
touron est une sorte de nougat d'origine arabe à base d'amandes
et de miel ou de sucre. Alicante dispute à la Catalogne, à Valence
et à l'Italie l'origine de cette délicieuse sucrerie . Les variations
sont innombrables - au chocolat, à la noix de coco, praliné, etc.
- mais les formules les plus ancestrales et les plus fidèles sont
celles du touron mou ou de Jijona - confectionné à partir d'amandes
broyées - et du touron dur ou d'Alicante - avec des amandes entières
ou, servi sous forme de glace, accompagné d'une sauce au chocolat
confectionnée non pas avec du beurre mais avec de l'huile d'olive,
comme on le faisait autrefois en Espagne, lorsque le cacao fut rapporté
des Amériques.
En
Espagne, les churros font partie de la tradition populaire
avec le chocolat chaud que l'on déguste devant les churreria, par
une belle soirée d'été flânant dans les paseos. Si les churros ne
sont pas une exclusivité madrilène, c'est probablement dans la capitale
espagnole qu'ils ont vu le jour.
Cuisines
régionales
Valence
- Avec Murcie, la Communauté de Valence est considérée comme le
potager et le verger de l'Espagne
Paella
valenciana
On
la retrouve partout, avec de légères variantes, mais c'est dans
le Levant, et principalement à Valence, que la paella connaît son
interprétation la plus glorieuse. Le nom paella vient du récipient
dans lequel on la confectionne, "paellera", grande poêle en métal
peu profonde et munie de deux anses qui rappelle les patellas romaines,
utilisées pour présenter les offrandes aux dieux.
Les
Canaries
Situées
à environ 100 km de la côte africaine, elles furent qualifiées par
Pline et Ptolémée de frontière du monde connu, ce qui a alimenté
leur origine mythologique. Leurs habitants aborigènes, les Guanches,
blancs et de grande taille, sont tombés sous le joug de la Couronne
espagnole au temps des Rois catholiques (XVième siècle). Christophe
Colomb y a fait sa dernière escale en terre connue avant de s'aventurer
sur la " Mer Ténébreuse " , nom que l'on donnait à l'époque à l'océan
Atlantique. C'est de ces îles que sont partis les premiers plants
de bananiers et de canne à sucre, qui se sont si bien adaptés à
leurs nouvelles latitudes. La cuisine guanche primitive, pauvre
et presque exclusivement végétarienne, s'est enrichie des influences
andalouses, portugaises, africaines et latino-américaines reçues
en raison de sa situation stratégique sur le chemin de l'Afrique
et de l'Amérique. Composée essentiellement de céréales et de légumes
secs, ses plats de base étaient et restent le farangollo, sorte
de polenta de farine de maïs, le gojio et les soupes.
Les
mojos,
spécialité insulaire, sont des sauces confectionnées avec ail, sel,
cumin, maigre, piment, huile, eau, poivrons rouges ou verts... et
avec du pimentôn pour les mojos colorados (rouges), du persil et
de la coriandre pour les verts et du safran pour les jaunes. Ils
apportent leur onctuosité à tout type de plats à base de papas ou
de poissons.
Le
gojio, qui rappelle le couscous nord-africain et même la polenta
romaine, quoique beaucoup plus finement moulu, est préparé à l'aide
de farine d'orge grillée et mélangée avec de l'eau, du bouillon
ou du lait. Il fait office de soupe, de pain ou d'accompagnement,
complétant parfois les légumes, les viandes ou les poissons. Il
est aujourd'hui élaboré avec du maïs ou du millet, du blé et même
du pois chiche.
La
partie de Castille et León qui va jusqu’à Madrid est une
région remplie de châteaux, de cathédrales majestueuses, et de forteresses
anciennes existant depuis le Moyen Age. La cuisine la plus typique
de cette région est constituée d’agneaux et de cochons de lait rôtis.
La viande est rôtie lentement dans un grand four à bois traditionnel
et est servie accompagnée de pommes de terre et de pain. La ville
la plus célèbre pour déguster ces plats est Ségovie, bien que soient
aussi très réputées les cités de Sepulveda, Ávila et Salamanque.
Les
autres spécialités de cette région sont le fromage de brebis, le
boudin à l’oignon de León, ou celui au riz de Burgos, le chorizo
et le jambon serrano de Salamanque.
L’
Hornazo est une sorte de beignet de pain fourré au jambon
serrano, au chorizo ou au saucisson, typiquement de Salamanque.
Il y a aussi un pot au feu spécifique à cette région qui s’appelle
le cocido maragato, similaire à celui de Madrid mais servi différemment.
La
Galice est située au nord-ouest de l’Espagne, à la frontière
Nord avec le Portugal et ses côtes sont composées de falaises spectaculaires
au pied desquelles se développe toute une faune de poissons et de
coquillages très particuliers.
Las
vieiras, ou coquillages du pèlerin, sont grandes et savoureuses.
On peut les déguster directement après les avoir sortis de l´eau
avec un peu de citron ou bien grillées dans leurs coquilles et arrosées
de vin local l’Albariño de las Rías Baixas ou encore panées avec
des épices.
Il
faut aussi prendre la peine de goûter aux fantastiques percebes
et aux huîtres. Pour préparer le Pulpo a la gallega, poulpe
à la galicienne, on frappe tout d’abord le poulpe pour que la chair
ramolisse, on le cuit, on le coupe et on l’assaisonne avec du safran
et de l’huile d’olive. Il est ensuite servi dans des ramequins en
terre cuite avec des pommes de terre de Galice.
Le
Lacón con grelos est du lard cuit lentement avec des feuilles
de navet.
L’empanada gallega est une petite tourte fourrée à la viande,
aux piments doux et aux tomates.
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Culture
d'Espagne
Salvador
DALI (1904-1989),
"
Ma peinture n'est autre que la photographie en couleurs et
à la main d'images super-fines extra-picturales de l'irrationalité
concrète." 1973
Dali
est l'un des membres les plus célèbres du mouvement surréaliste.
Né à Figueras (Catalogne), Dali fit ses études à l'École des beaux-arts
de Madrid où il rencontra, entre autres, Luis Buñuel et Federico
García Lorca.
D'abord influencé par le futurisme au début des années 1920, puis
par le cubisme en 1925, il épousa à partir de 1929 la cause du surréalisme,
après avoir fait la rencontre, l'année précédente à Paris, de Pablo
Picasso, de Joan Miró et surtout de Paul Eluard et d'André Breton
- lesquels dénonceront plus tard l'esprit un peu trop "commerçant!"
de Dalí.
Ses
toiles de l'époque relèvent cependant d'une interprétation très
personnelle où se mêlent à la psychanalyse les recherches picturales
de Max Ernst, d'Yves Tanguy ou encore de René Magritte et de Giorgio
De Chirico.
Ses
œuvres traitent avec obsession de la castration, de la putréfaction,
du voyeurisme et proposent des images oniriques où des objets de
la vie quotidienne sont représentés sous des formes inattendues,
comme ses célèbres montres molles que l'on retrouve par exemple
dans l'Amour et la Mémoire (1931, Museum of Modern Art, New York).
En
1930, il publia la Femme visible, essai en hommage à sa femme Gala
Eluard qui fut sa muse et son modèle tout au long de sa carrière.
À
compter de cette date, son travail s'orienta vers un réalisme académique
sous-tendu par un constant délire déformant et macabre (la Naissance
des désirs liquides, 1932, The Peggy Guggenheim Collection, Venise!;
le Grand Paranoïaque, 1936, Boymans-Van Beuningem Museum, Rotterdam).
Il
collabora également avec Luis Buñuel à la réalisation de deux films
célèbres, Un chien andalou (1929) et l'Âge d'or (1930).
Désavoué
en 1934 par André Breton, Dalí rompit avec le mouvement surréaliste,
puis s'installa en 1939 aux États-Unis, où il vécut jusqu'en 1948.
Il
y publia notamment en 1942 une autobiographie, la Vie secrète de
Salvador Dalí, qui dévoile une personnalité riche et complexe.
Ses toiles s'inspirèrent par la suite de thèmes religieux, comme
Crucifixion (1954, Metropolitan Museum of Art, New York) et The
Sacrament of the Last Supper (1955, National Gallery of Art, Washington).
Après
la Seconde Guerre mondiale, il rentra en Europe et revint s'installer
en Espagne où il publia en 1954 un second ouvrage autobiographique,
Journal d'un génie.
Sa
production se fit sans cesse plus importante et commerciale. Outre
de très nombreuses peintures et lithographies, il réalisa des dessins
de bijoux, créa des décors et des costumes pour le théâtre.
Deux
grandes rétrospectives furent consacrées de son vivant à son œuvre
: en 1970-1971 au musée Boymans-Van Beuningen de Rotterdam, puis
en 1979-1980 au Centre Georges-Pompidou à Paris.
En
1974, il créa lui-même son propre musée à Figueras, où il mourut
en 1989.
"Dalí,
Salvador", Encyclopédie Microsoft(R) Encarta(R) 98. (c) 1993-1997
Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
"Je
ne comprends pas, fit un jour observer Dali, pourquoi l'homme est
capable de si peu d'imagination." Pour Dali, l'imagination
n'était qu'un début.
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La Vie

Portrait de Gertrude Stein

Les Demoiselles d'Avignon
Homme au Chapeau

Homme à la Guitare

Taureau
- Sérigraphie

Guernica
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Pablo
PICASSO (1881-1973) est
principalement connu pour ses peintures, et est l'un des artistes
majeurs du XXe siècle. Il est, avec Georges Braque, le fondateur
du mouvement cubiste.
Le
père de Picasso, Don José Ruiz y Blanco, était peintre et professeur
de dessin à l'école de Malaga appelée " San Telmo "....Picasso a
ainsi commencé la peinture dès son plus jeune âge et réalise ses
premiers tableaux à huit ans.
En
1896, il entre à l'école des Beaux-Arts de Barcelone. Signant d'abord
du nom de son père, Ruiz Blanco, il choisit finalement d'utiliser
le nom de sa mère, Picasso, à partir de 1901.
La
période bleue correspond aux années 1901-1903. Elle tire son
nom du fait que le bleu est la teinte dominante de ses toiles à
cette époque, qui a débuté avec le suicide de son ami Carlos Casagemas
ce qui explique qu'elle soit marquée par les thèmes de la mort,
de la vieillesse et de la pauvreté.
À
partir de 1904, il s'installe à Paris, au Bateau-Lavoir. Il y rencontre
sa première femme : Fernande Olivier.
C'est
le début de la période rose. Comme précédemment, c'est l'utilisation
des teintes rosées dominantes qui explique cette dénomination.
Les
thèmes abordés restent mélancoliques et dominés par les sentiments
; on y trouve aussi de nombreuses références au monde du cirque.
Picasso privilégia pendant cette période le travail sur le trait,
le dessin, plutôt que sur la couleur.
De
1906 à 1914, il réalise avec Georges Braque des peintures qui seront
appelées cubistes. Elles sont caractérisées par une recherche
sur la géométrie et les formes représentées : tous les objets se
retrouvent divisés et réduits en formes géométriques simples, souvent
des carrés. Cela signifie en fait qu'un objet n'est pas représenté
tel qu'il apparaît visiblement, mais par des codes correspondant
à sa réalité connue. Un même personnage sera par exemple représenté
à la fois de profil et de face.
Par
la suite, les peintures sont devenues des collages, intégrant diverses
sortes de matériaux (tissu, carton...).
Picasso
revient ensuite pendant quelques années au figuratif, avec notamment
des portraits familiaux.
Dans
les années 1920, il se rapproche du mouvement surréaliste
- les corps représentés sont difformes, disloqués, monstrueux -
mais d'un surréalisme personnel. Picasso part de la réalité, mais
c'est le traitement qu'il donne aux formes, qui va en faire une
œuvre aux accents surréalistes, en particulier pour une majeure
partie des œuvres réalisées de 1924 à 1939.
Mais
ce n'est pas parce qu'on triture une forme qu'elle devient par magie
surréaliste, il y manque le génie de l'artiste que fut Picasso.
À
la suite du bombardement de Guernica pendant la guerre civile espagnole,
en 1937, Picasso réalise l'une de ses œuvres les plus célèbres.
"Guernica"
symbolise toute l'horreur de la guerre et la colère ressentie par
Picasso à la mort de nombreuses victimes innocentes causés par le
bombardement des avions nazis.
Très
opposé à la guerre, il peint la célèbre Colombe de la paix.
Pendant
la guerre, en avril 1940, il fait à l'administration française une
demande de naturalisation. Mais la citoyenneté française lui est
refusée, malgré des dizaines d'années de résidence en France. Sur
la foi, notamment, d'une fiche des Renseignements généraux qui le
décrit comme " un anarchiste considéré comme suspect au point de
vue national " et comme " un peintre soi-disant moderne ".
Après
la fin de la Seconde Guerre mondiale, ses tableaux deviennent plus
optimistes, plus gais, montrant, comme l'indique le titre d'un tableau
de 1945, la Joie de vivre qu'il ressent alors.

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